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Poste client / L'affacturage est efficace La Tribune du 06/12/2004. article sur l'affacturage et le factor C'est une formule de financement pour améliorer la trésorerie. L'affacturage offre à la fois l'assurance-crédit, le financement et l'externalisation du poste client, explique Eric Lami, patron du cabinet de courtage en affacturage et assurance-crédit Finagios, à Cabriès (Bouches-du-Rhône). Une société nouvellement créée peut ainsi se faire financer des encours de 100.000 à 200.000 euros. Aucun banquier n'offre la même facilité, sauf si la société dispose d'un capital social ou d'un compte courant d'associé d'un montant équivalent." Taux au cas par cas. Dans l'affacturage se retrouve un ensemble de formules qui s'appliquent au cas par cas. Tout d'abord, le financement par cession de créance ne porte pas sur l'intégralité du montant des factures mais sur une assiette de 75 % à 90 %. Ensuite, "la société paie une commission qui varie de 0,5 % à 2,5 % du montant des volumes cédés, assurance- crédit comprise. Recouvrer 100 factures de 1.000 euros coûte moins cher que 1.000 factures de 100 euros", justifie Thierry Willième, PDG de GE Factofrance, le plus gros affactureur en France avec 73 milliards d'euros de factures recouvrées en 2003. Il reste à comptabiliser les frais financiers. "Ce taux peut être 3,16 % pour un client bien noté qui demande un financement sur 60 jours à 4,65 % pour un client en difficulté sur 70 jours", reprend Thierry Willième. Au final, "l'affacturage nous coûte près de 1,60 % de notre chiffre d'affaires en sachant que nous mobilisons ainsi 75 % de notre poste client en trésorerie en 48 heures", confie Michel Abram, directeur général des Transports Abram (122 salariés). Surtout pas sa banque. "L'erreur, c'est de choisir le factor de sa banque car il voit tout l'encours crédit et, passé un certain seuil, il peut bloquer un financement. De plus, il sera plus cher qu'un autre factor, soulève Eric Lami, d'autant que le factor de banque, sensé financer en 48 heures par virement, essaie d'imposer un règlement par billet à ordre que la société cédante devra recevoir par la Poste, remettre physiquement à sa banque pour une remise à l'escompte. Cela peut prendre deux semaines..." Pour raccourcir les délais de règlement, GE Factofrance lance eFactoring, une solution de dématérialisation de la quittance d'affacturage, le document de cession de créances, alliée à la signature électronique par carte à puce. "C'est le développement de l'ADSL qui permet cette solution qui consiste à saisir la quittance sur notre extranet. Du coup, nous nous engageons à régler en 24 heures." Erick Haensen |
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